Dérives

mai 13th, 2010

J’ai maintenant lu Dérives.

La fin est plus neutre que je m’attendais : ni mal ni vraiment heureuse.

L’alternance entre le rêve dans le marais et la réalité, entre le désespoir imagé et celui réel, ne nuit pas à la compréhension. Je crois que c’est cela qui rend Dérives agréable à lire malgré son sujet dur.

Le vocabulaire combiné avec le style d’écriture m’a impressionné : bien que je veux faire une liste de mots que je vais chercher dans un dictionnaire, je n’ai pas eu l’impression que de ne pas savoir un mot rare m’empêchait de comprendre le sens général. Il a aussi du vocabulaire vulgaire, relativement rare, qui aide beaucoup à comprendre l’émotion principale de certains passages.

Voilà pour la critique littéraire.
Maintenant celle importante où je parle de moi par rapport à Dérives.

Oui, j’ai failli versé des larmes. J’ai aussi ris par moment.
J’ai finit le livre en me demandant si je ne devrais pas avoir la même fin (ou renouveau) que dans le livre).
Je relit des passages pour m’aider à décrire mes sentiments et cela me fait bouillir d’émotions.

Dès le début, je me suis identifié à ce père qui n’avait « pas d’orgasme en changeant des couches ».
À ma relecture, je crois que c’était surtout du à mon état d’esprit à ce moment-là. Mes idées d’universités étaient incertaines (elles le sont toujours, mais d’une autre façon). L’argent, toujours l’argent, était (et est encore) un sujet de discorde (mais moins intense) avec Chouette-Mère. En tout cas, je partage l’état de fatigue du personnage, mais pour d’autres raisons.

Comme l’enfant du personnage est plus vieille que Chouette (plus que le double de son âge), je n’ai pas encore vécu les mêmes situations de crise que le père de l’histoire : un trajet en auto stressant avec un bout-chou inconsolable sauf par « un maléfique CD », Cependant, les soirs de grande fatigue, avoir une petite fille qui ne veut pas être changé de couche, c’est vraiment chiant. Chouette est capable de se retourner plus rapidement que son ombre, aussi souvent que nécessaire pour qu’il me soit impossible de lui changer sereinement la couche.

À force de feuilleter le livre, je réalise que le père ne raconte pas comment s’occuper de son fils a été difficile, mais bien comment un enfant demande beaucoup, et que si nous sommes déjà au bout du rouleau, c’est une tâche impossible.

En conclusion, achetez le livre (j’en prendrai bien une copie, svp), ne serait-ce que pour entrapercevoir le marais dans la tête d’un homme qui est nouvellement père.

Dans le but qu’il ne reste que Chouette
Tabou

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