Garderie

juin 3rd, 2010

Il était une fois, par une chaude matinée de printemps, alors que Chouette-mère et Chouette commencèrent à peine leur journée, une bonne fée apparut et offrir une place en garderie pour la petite Chouette jusqu’à ce qu’elle aille à l’école.

Si au moins la vérité ne ressemblait pas à ce conte de fée. Je me considère chanceux, sachant qu’il faut réserver une place avant la conception (ce que je n’ai pas fait) pour espérer avoir une chance que l’enfant puisse aller en garderie avant l’école. Je suis content que cela soit fait maintenant, même si mon budget cri au meurtre avec un désespoir renoué. Au moins, cela va permettre à Chouette-Mère de se concentrer sur la recherche d’emploi et autres activités qu’elle pourrait faire sans s’inquiéter pour une alpinisme qui viendrait la déranger tout le temps.

J’ai appris pour la garderie lorsque Chouette-Mère m’a téléphoné au travail pour m’annoncer la nouvelle ainsi que me demander mon approbation pour débloquer les fonds nécessaires. Heureux comme si j’avais gagné à la loto, j’ai accepté. Un peu plus tard, j’ai réalisé le montant que je devais faire rentrer dans mon budget déjà si prêt d n’être que rouge. J’ai probablement laissé échapper un blasphème approprié.

Quand je suis rentré du travail, j’ai demandé plus de précision à Chouette-Mère. C’est pendant qu’elle me parlait de ses appréhensions que j’ai compris que l’expérience sera moins agréable pour moi : le fait que Chouette soit en garderie ne changeait rien au contrat plus ou moins explicite qui disait que je dois m’occuper de ma fille le soir si la journée de ma femme avait été mauvaise même si la mienne avait été pire. Une question rhétorique me revient toujours dans c’est cas là : est-ce que deux quarts (de travail) est plus ou moins pire qu’un seul long ?

Le deuil de Chouette-Mère de toujours avoir à s’occuper de Chouette est terminé. J’en ai moins souffert que je craignais. Chouette-Mère a rapidement arrêté de ce soucier de la question pour profiter du temps qu’elle a maintenant à elle.

Je crois qu’en tant qu’homme, je n’ai pas vraiment eu la possibilité de vivre un deuil similaire. Après le généreux mais courts congés de paternité (comparé à celui de la mère), la question ne se posait pas, je devais retourner au travail. Est-ce que c’est pour cela que je n’ai pas eu de sympathie pour celui de Chouette-Mère ?

Dans le but qu’il ne reste que Chouette
Tabou

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